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Le Maroc a de nouveau la tête dans les étoiles du tourisme. Entre janvier et mars 2026, plus de 4,3 millions de visiteurs ont foulé le Royaume, soit une hausse d’environ 7% sur un an. Cela place le pays en tête des destinations africaines sur ce début d’année, malgré l’inflation mondiale et le coût du carburant aérien dopé par la guerre au Moyen-Orient.
Cette dynamique s’accompagne d’une forte progression des recettes, portées par la demande sur les grandes villes comme Marrakech, Agadir et Fès, mais aussi par la montée en gamme de l’offre et des connexions aériennes. L’enjeu maintenant : transformer ce boom en développement plus inclusif, alors que des défis subsistent côté eau, infrastructures et pression sur le foncier dans les zones touristiques.
En toile de fond, l’État continue de muscler ses outils de résilience (énergie, finances publiques, agriculture), pour ne pas laisser la conjoncture dicter seule l’agenda.En parallèle, le gouvernement active un levier budgétaire massif : 20 milliards de dirhams de crédits supplémentaires sont ouverts pour amortir les chocs de la conjoncture internationale et protéger le pouvoir d’achat (MAP, Hespress).
Sur ce montant, 8 milliards vont à la Caisse de compensation pour maintenir les prix du gaz butane et du transport, tandis que 6 milliards servent de matelas pour des dépenses exceptionnelles liées aux crises régionales et à la volatilité des marchés mondiaux. Le reste doit couvrir le soutien à des secteurs sensibles comme l’électricité, le renforcement des établissements publics stratégiques et la réponse aux catastrophes naturelles, notamment les inondations dans le nord du Royaume (MAP). Le signal politique est clair : à un peu plus de quatre mois des législatives du 23 septembre 2026, l’exécutif veut montrer qu’il garde la main sur les prix, l’eau… et la stabilité sociale.
Dans les Régions
À partir d’aujourd’hui, une vague de chaleur estivale s’installe sur le Maroc, avec des températures de 3 à 8 degrés au-dessus des normales saisonnières et des pics pouvant dépasser 42 °C dans les régions intérieures et du Sud. Marrakech, la Chaouia, le Souss et plusieurs provinces du Sud sont particulièrement concernées, tandis que les côtes atlantiques voient aussi le mercure grimper au‑dessus des 33–38 °C. Pour les autorités, cet épisode souligne l’urgence de l’adaptation climatique, alors que la pression hydrique et la demande énergétique augmentent à l’approche de l’été.
Casablanca-Settat : Aid, bétail et portefeuille sous surveillance
Pour l’Aid Al-Adha, la région de Casablanca-Settat aligne une offre prévisionnelle d’environ 1,1 million de têtes ovines et 45 000 caprines. Les professionnels jugent cette offre « importante » face à une forte affluence sur les marchés. En parallèle, un arrêté du chef du gouvernement instaure des mesures temporaires pour encadrer la commercialisation et la vente du bétail, afin de prévenir les envolées spéculatives et protéger le pouvoir d’achat. Sur le terrain, l’équation reste délicate : rassurer les ménages, maintenir une marge décente pour les éleveurs et contenir les tensions sur une filière déjà fragilisée par la sécheresse.
À Rabat, des experts réunis à la 8e Conférence des Instituts des Finances Publiques insistent sur le rôle stratégique de l’échange de données dans la transparence et la performance des finances publiques. La BAD rappelle que l’argent public doit devenir un véritable moteur d’investissement privé. À Salé, une première campagne nationale « Main dans la main, participons au développement » est lancée pour encourager la participation des femmes à la vie publique et politique, en vue des prochaines échéances électorales. Entre gouvernance des données et inclusion féminine, la capitale et sa jumelle de l’autre rive testent, chacune à sa manière, la promesse d’un État plus ouvert et plus participatif.
Éco & Business
Énergie : la souveraineté verte prend forme
La ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, détaille devant les conseillers un mix électrique où la part des renouvelables est passée de 37% à 46% entre 2021 et 2025, pour une capacité totale installée de 12,2 GW. Aujourd’hui, le Maroc dispose de réserves de gasoil couvrant 48 jours de consommation et d’essence pour plus de 40 jours, ce qui conforte sa capacité à encaisser les fluctuations sur les marchés mondiaux. En parallèle, près de 800 nouvelles stations-service ont vu le jour durant l’actuel mandat gouvernemental, grâce à la simplification et la digitalisation des procédures, un rythme d’autorisations multiplié par trois à quatre par rapport aux périodes précédentes.
Commerce extérieur : un portail unique pour fluidifier la paperasse.
Un Portail Marocain des Procédures du Commerce Extérieur vient d’être lancé par le secrétariat d’État au Commerce extérieur, l’ANP, Tanger Med Port Authority, l’ADII et PortNet. L’objectif est de simplifier et harmoniser les démarches d’import-export, en fédérant progressivement les systèmes d’information des différentes administrations pour offrir un parcours plus fluide aux opérateurs. Derrière la technique, c’est la compétitivité logistique du Royaume qui se joue, dans un contexte où chaque heure gagnée dans les procédures impacte le coût final et l’attractivité des plateformes marocaines.
Agriculture : le check-up de « Génération Green »
La BAD publie un bilan de ses financements pour la modernisation agricole, du Plan Maroc Vert à la stratégie « Génération Green », avec des programmes orientés vers l’inclusif et le durable. Les avancées sont réelles, mais la banque pointe encore des défis sur la mobilisation de l’eau et l’inclusion rurale, alors que les épisodes de sécheresse et la volatilité des prix testent la résilience des filières. Le message implicite : sans accélération sur l’eau et les revenus ruraux, l’avenir d’une agriculture marocaine compétitive risque de rester incomplet.
Culture & Société
Sécurité & IA : la DGSN version 4.0
Lors des Journées portes ouvertes à Rabat, la DGSN présente une nouvelle génération de solutions sécuritaires s’appuyant sur l’intelligence artificielle. Cette initiative est symbole d’une transformation numérique profonde du service public de sécurité. L’objectif affiché : mieux anticiper terrorisme et criminalité organisée, tout en modernisant la relation avec le citoyen, en accord avec la vision royale de service public « à haute valeur ajoutée ». Le 70e anniversaire de la DGSN est d’ailleurs marqué par un message royal à Abdellatif Hammouchi, saluant le professionnalisme et le loyalisme des forces de sûreté.
Gaming & jeunesse : le Maroc se branche à l’économie du jeu
SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a présidé à Rabat l’ouverture de la 3e édition du Morocco Gaming Expo 2026, rendez-vous des passionnés, pros et acteurs d’une industrie du jeu vidéo en pleine structuration. Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, l’événement illustre la volonté d’ancrer les jeunes dans les nouvelles technologies, non seulement comme consommateurs mais aussi comme créateurs de valeur dans l’économie de demain. Pour un pays qui mise sur les services numériques et la créativité, le gaming devient un terrain d’expérimentation des futurs métiers du divertissement et de la tech.
Patrimoine & musées : Bank Al-Maghrib passe en mode immersif
Le Musée de Bank Al-Maghrib se prépare à une transformation d’ici l’été 2027, avec un projet de rénovation visant à repenser l’expérience muséale autour d’une scénographie plus interactive et inclusive. L’institution veut renforcer son rôle d’acteur culturel de référence, en valorisant l’histoire monétaire, économique et artistique du Maroc via expositions, programmes pédagogiques et dispositifs de médiation innovants. Dans un paysage muséal en recomposition, ce virage interactif s’inscrit dans une tendance de fond : faire du musée un espace vivant.
Femmes, diplomatie et mémoire
Un article du magazine espagnol ¡Hola! remet en lumière le parcours de Feue la Princesse Lalla Aïcha, décrite comme pionnière de l’émancipation féminine au Maroc et première femme de la dynastie alaouite à apparaître en public sans voile lors du voyage de Mohammed V à Tanger en 1947. Ambassadrice à Londres, Athènes puis Rome après 1961, elle a ouvert la voie à la participation des Marocaines à la vie publique et diplomatique, laissant un héritage qui nourrit encore aujourd’hui les campagnes pour la participation des femmes à la vie politique. Une résonance intéressante avec la nouvelle campagne nationale lancée à Salé pour encourager l’engagement féminin dans les institutions.
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À demain,