Le vice-président américain JD Vance vient de lancer l'une des idées de politique IA les plus inattendues à ce jour : que le gouvernement des États-Unis prenne des participations directes dans les grandes entreprises d'intelligence artificielle. Invité dans un podcast, il a réagi positivement à une proposition voulant que les travailleurs participent à la création de richesse générée par l'IA, précisant que le président Trump « aime aussi cette idée ». Plutôt que de distribuer des actions directement aux salariés, Vance évoque la création d'un fonds de richesse souverain qui détiendrait des participations dans les principales entreprises du secteur. Sa motivation ? Pour lui, le vrai danger de l'IA n'est pas le chômage de masse, mais l'inégalité de masse. Il craint que la technologie n'enrichisse démesurément une poignée d'acteurs, ravivant les tensions sociales qui avaient suivi la révolution industrielle. Dans cette logique, les travailleurs devraient bénéficier des retombées de l'IA en amont, et non recevoir une compensation après que la richesse s'est déjà concentrée. Il a même cité les syndicats comme modèle possible d'organisation collective. Vance a aussi mis en garde contre un autre risque : que l'IA devienne un outil de surveillance redoutable, capable de permettre aux gouvernements et aux entreprises d'observer et de noter les citoyens à une échelle inédite. Son inquiétude : un futur où des algorithmes décideraient discrètement des opportunités accessibles à chacun. Au final, la position qui se dessine est singulière : une administration républicaine qui évoque à la fois une prise de participation publique dans des entreprises privées d'IA, un renforcement du pouvoir des travailleurs, et une vigilance affichée face à la surveillance algorithmique.
Et si l'État américain devenait actionnaire de l'IA ?
Rédigé le 20/06/2026