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Le Gazoduc Africain Atlantique Nigeria‑Maroc franchit une étape décisive avec la signature de l’Accord intergouvernemental par les chefs d’État de la CEDEAO à Freetown, validant politiquement la construction d’un corridor gazier d’environ 6.000 à 6.800 km reliant le Nigeria au Maroc et au réseau européen. Les coûts sont estimés à près de 23 milliards d’euros, ce qui en fait l’un des plus vastes projets d’infrastructure énergétique du continent, avec une mise en service visée autour de 2031 après un démarrage des travaux en 2028 selon des sources internes à l’ONHYM. Le projet est porté par l’ONHYM et la NNPC Ltd. et soutenu par la CEDEAO, qui y voit un levier de sécurité énergétique, d’industrialisation et d’intégration régionale, avec une gouvernance partagée entre une société de projet basée à Casablanca et une “Pipeline Higher Authority” prévue à Abuja. Au‑delà de l’énergie, le gazoduc se positionne comme outil de projection géopolitique pour le Maroc après la fin du contrat du Gazoduc Maghreb‑Europe avec l’Algérie en 2022, en créant un axe Afrique de l’Ouest–Maghreb–Europe susceptible de redessiner les flux gaziers régionaux. Pour un traitement éditorial, le sujet se prête à un angle “infrastructure‑géopolitique” croisant la rivalité gazière maghrébine, les contraintes de financement et les enjeux de gouvernance régionale.
Gazoduc : une façade atlantique reconfigurée
Le tracé envisagé doit traverser jusqu’à 13 pays d’Afrique de l’Ouest le long de la façade atlantique, avec des retombées attendues en matière d’accès au gaz, d’emplois et d’industrialisation pour les États côtiers et sahéliens connectés. Les discours à Lungi, en Sierra Leone, mettent fortement en avant l’intégration régionale et le désenclavement, ce qui ouvre un terrain d’enquête pour mesurer, pays par pays, la réalité des capacités de raccordement et des réformes réglementaires nécessaires.
Al‑Hoceima : numérique et participation des femmes
À Al‑Hoceima, un dispositif numérique sécurisé est lancé pour permettre aux femmes de signaler en ligne les violences liées à leur participation à la vie publique, politique, syndicale, associative ou médiatique, avec pour ambition de sécuriser la présence féminine dans l’espace démocratique. Le sujet offre un angle intéressant sur la tech civique et la protection des femmes, à articuler avec les débats sur le harcèlement politique et médiatique au niveau national.
Festival des Plages : culture estivale sur le littoral
La 22e édition du Festival des Plages de Maroc Telecom démarre ce 20 juillet pour s’étendre jusqu’au 21 août, avec près de 60 concerts gratuits programmés à M’diq, Tanger, Al Hoceima et Saïdia sur des scènes présentées comme conformes aux standards internationaux. L’événement illustre la stratégie des opérateurs télécoms de positionnement sur la culture populaire estivale, avec un potentiel sujet sur la géographie sociale des publics touchés sur le littoral nord.
Éco & Business
Le Budget Économique Exploratoire 2027 du HCP anticipe une croissance du PIB réel de 4,8% en 2026, portée par une valeur ajoutée agricole en hausse de 19,1% et un PIB non agricole en progression de 3,3%, avant un ralentissement à 3% en 2027 lié à une contraction attendue de la valeur ajoutée agricole à ‑6,8%. La demande intérieure progresserait de 5,9% en 2026, soutenue par un investissement brut en hausse de 9,5%, tandis que l’inflation (indice implicite du PIB) resterait modérée à 1,9% puis 1,5% en 2027, ce qui dessine un scénario de croissance relativement robuste mais dépendant du cycle agricole. Le déficit commercial, après un creusement à 21,9% du PIB en 2026, devrait s’alléger à 21,1% en 2027, grâce notamment à la solidité structurelle de la balance des services (tourisme, transport), alors que le déficit courant remonterait à 3,9% du PIB en 2026 avant de refluer à 3,6%. Sur les finances publiques, le HCP prévoit un déficit budgétaire à 3,4% du PIB en 2026 puis 3,2% en 2027, avec un encours de dette du Trésor autour de 65,8% du PIB en 2026 puis 65,2% en 2027, et une dette publique globale légèrement orientée à la baisse de 76,5% à 76,1%. Le besoin de liquidité bancaire se serait réduit à 127,3 MMDH en moyenne hebdomadaire en juin 2026 contre 146,6 MMDH un mois plus tôt, amenant Bank Al‑Maghrib à ajuster ses injections à 152,4 MMDH répartis entre avances à 7 jours, pensions livrées et refinancements à long terme, ce qui constitue un indicateur fin de la normalisation progressive des tensions de liquidité. Pour une veille éditoriale, l’ensemble compose un tableau où la croissance tient sur un triptyque agriculture–services–investissement, dans un environnement externe encore contraignant pour les exportations.
Culture & Société
Sur le front médiatique, la revue de presse nationale et digitale met en avant les relations Maroc–Mauritanie, avec la visite du ministre mauritanien de l’Intérieur à Rabat (17–18 juillet) et la rhétorique d’un partenariat stratégique Sud‑Sud au service de la complémentarité africaine, un angle propice à des analyses de long terme sur le repositionnement du Royaume en Afrique de l’Ouest.
La coopération culturelle Maroc–France est également à l’honneur, via les entretiens entre le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, et la ministre française de la Culture, Catherine Pégard, dans le cadre de la Réunion de Haut Niveau Maroc–France, avec un discours sur une relation “historique” et la nécessité d’aligner les ambitions culturelles sur celles des chefs d’État.
Côté sport, le Mondial 2026 se clôt sur une Espagne championne du monde, seize ans après son premier sacre, confirmant le retour de la Roja comme référence tactique en sélection, après avoir éliminé successivement l’Autriche, le Portugal, la Belgique, la France puis l’Argentine.
Dans ce même tournoi, la presse espagnole, dont El País, souligne que le Maroc est la seule sélection africaine à avoir répondu aux attentes en atteignant les quarts de finale, poursuivant une trajectoire historique entamée en 1970 et prolongée par la demi‑finale de 2022. Enfin, sur la scène équestre, Abdelkebir Ouaddar, sur “Chacsara”, remporte le Grand Prix SM le Roi Mohammed VI lors de la 41e Semaine du Cheval au Royal Complexe des Sports équestres et Tbourida Dar Es‑Salam à Rabat, illustrant la stratégie de maintien de ce rendez‑vous sous Haut patronage comme vitrine nationale des sports équestres.
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