👋 Bonjour l'ami du Maroc !☕
Le Maroc et les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur coopération militaire avec la signature d’un mémorandum pour la création du Centre africain d’entraînement et d’expérimentation multidomaine (AMTEC). Piloté par les FAR et l’AFRICOM, ce projet vise à positionner le Royaume comme hub régional de formation et d’innovation militaire à l’horizon 2030. L’enjeu dépasse le cadre bilatéral : il s’inscrit dans la stratégie américaine de projection en Afrique et dans l’ambition marocaine de montée en gamme industrielle dans la défense. Les autorités militaires marocaines mettent en avant un avantage clé : des infrastructures déjà opérationnelles et un capital humain qualifié. En toile de fond, une consolidation du rôle du Maroc comme partenaire sécuritaire de référence sur le continent.
Eau : retour à des niveaux confortables
Le taux de remplissage des barrages atteint 72,4%, contre 37% un an plus tôt, avec près de 12,3 milliards de m³ stockés. Les bassins du Loukkos et du Sebou tirent la moyenne vers le haut. Un signal positif pour l’agriculture et la gestion du stress hydrique, même si la dépendance aux précipitations reste structurelle.
Azilal : pression sanitaire persistante
La province enregistre près de 1.000 cas annuels de piqûres de scorpion, avec une recrudescence estivale. Les autorités sanitaires renforcent les actions de prévention, notamment en zones rurales. Un indicateur souvent sous-couvert, mais révélateur des inégalités d’accès aux soins d’urgence.
Kénitra : diplomatie culturelle
Quelque 240 enfants de Marocains du monde participent à un programme immersif autour de la culture nationale. L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de maintien du lien diasporique, avec un enjeu de soft power générationnel.
Éco & Business
La Banque mondiale lance un nouveau cadre de partenariat avec le Maroc sur 10 ans, centré sur la croissance, l’emploi et la résilience économique. Ce cycle long traduit une stabilité perçue du modèle marocain, mais aussi un besoin d’accélérer sur l’inclusion et la productivité.
Sur le plan monétaire, Bank Al-Maghrib abaissera dès octobre 2026 le plafond des frais d’interchange de 0,65% à 0,5%, avec un taux réduit à 0,15% pour certains paiements électroniques. Objectif : encourager la digitalisation des transactions et réduire les coûts pour les commerçants.
Côté structurel, les comptes régionaux confirment une forte concentration de la richesse : 58,4% du PIB est généré par Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Casablanca seule pèse 32,3%. À l’inverse, plusieurs régions du Sud affichent les plus fortes croissances (jusqu’à 7,6%), tirées par la pêche et les investissements publics.
Enfin, Royal Air Maroc déploie une offre estivale record de 8,2 millions de sièges (+23%), signal d’une reprise soutenue du trafic et d’une stratégie offensive sur les diasporas et les flux africains.
Culture & Société
Deux projets de loi adoptés relancent le chantier de régulation du secteur médiatique. Le texte sur les droits d’auteur vise à adapter le cadre juridique aux usages numériques, notamment face aux plateformes et à la reproduction des contenus. Celui sur le statut des journalistes s’inscrit dans une réforme plus large de la profession, avec en filigrane la question de la protection sociale et de la structuration du marché.
Sur le plan institutionnel, le Médiateur du Royaume défend une vision élargie de son rôle : passer du traitement des litiges à une logique de transformation de la relation administration-citoyen. Une évolution qui accompagne la montée en puissance de l’État social, mais dont l’impact dépendra de la capacité à influencer réellement les pratiques administratives.
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