Ce vendredi, l’actualité marocaine tourne autour de trois grands axes : la numérisation des visas Schengen pour les Marocains, la montée en puissance logistique et portuaire du Royaume, et la consolidation des équilibres macroéconomiques malgré un contexte géopolitique tendu. On parle ici de votre quotidien très concret – visas, prix du gaz, emploi, eau, transports – mais aussi de la place du Maroc dans les jeux régionaux africains, atlantiques et arabes. Au menu : réformes numériques, investissements massifs, diplomatie sécuritaire et nouvelles opportunités de mobilité et de commerce.
À la une : un visa Schengen (presque) sans files d’attente
Visa Schengen numérisé : ce qui change pour les Marocains ([Le Brief]
À partir du 10 avril 2026, les Marocains pourront déposer leurs demandes de visa Schengen via une plateforme unique entièrement en ligne, sans passer par les files d’attente habituelles aux consulats et sans laisser physiquement leur passeport pendant le traitement du dossier, selon la presse nationale et les précisions apportées par Nasser Bourita sur la stratégie européenne de numérisation. L’objectif officiel est clair : réduire les délais, fluidifier les demandes (notamment pour les étudiants, professionnels et cas urgents) et aligner le Maroc sur le mouvement européen vers un visa électronique sécurisé, adossé à des dispositifs biométriques et au nouveau système d’entrée/sortie (EES) qui doit être pleinement opérationnel au plus tard le 10 avril 2026.
Pour vous, cela signifie une bascule progressive vers un parcours entièrement digital : dépôt du dossier, suivi en ligne, disparition programmée de la vignette papier au profit d’un e‑visa et contrôle biométrique automatisé aux frontières. Les enjeux sont lourds : mobilité plus fluide pour les talents marocains, meilleure prévisibilité pour les entreprises et, côté européen, renforcement de la sécurité aux frontières par la centralisation des données d’entrée et de sortie. Cette dématérialisation va aussi poser des questions très concrètes de fracture numérique (accès, maîtrise des outils) et de protection des données personnelles, qui seront au cœur des prochains débats de société et de couverture médiatique.
L’essentiel de la semaine
- Visa Schengen 100% en ligne : mode d’emploi à venir (L’Opinion / Le Brief) — presse nationale — Une plateforme unique de demande de visa Schengen sera opérationnelle pour les Marocains à partir du 10 avril, première étape vers un e‑visa généralisé d’ici 2028.
- NAPS unifie les paiements électroniques ([Consonews] — Consonews — La fintech lance “NAPS Dashboard”, un tableau de bord centralisé qui regroupe terminaux, mobile, e‑commerce et liens de paiement pour offrir aux commerçants une vision temps réel et un pilotage unifié de leurs flux.
- Marsa Maroc et ports : urgence de désengorger Casablanca — Al Bayane — Mise en service de 230 m de quai approfondis au terminal polyvalent de Casablanca, première phase d’un programme d’investissement destiné à absorber la saturation du port et sécuriser la compétitivité du commerce extérieur.
- Gaz butane et électricité : les prix restent stables — Al Ahdath almaghribia / Telexpresse — Fouzi Lekjaa promet le maintien des tarifs de la bonbonne et de l’électricité malgré la flambée mondiale, l’État prenant en charge une subvention directe de 78 DH par bouteille de 12 kg pour protéger le pouvoir d’achat.
- Ports, Afrique et Initiative Atlantique — Annahar almaghribia / Al Alam — Entre SIPORTS 2026 à El Jadida, l’appel du Cap‑Vert à une intégration portuaire avec le Maroc et le rappel par Nizar Baraka que 96% des échanges extérieurs passent par voie maritime, les ports s’affirment comme colonne vertébrale de la souveraineté logistique marocaine.
- Fès‑Meknès : 17,85 MMDH d’investissements validés — Al Haraka — La CRUI a approuvé 444 projets en 2025, pour près de 17,85 MMDH et plus de 18.500 emplois directs annoncés, signe d’un activisme régional en matière d’attractivité économique.
Chiffre / Citation
56,1 MMDH
C’est le montant record des investissements directs étrangers au Maroc en 2025, soit +22% par rapport à 2018, selon Le 360, indicateur fort d’une attractivité maintenue malgré les tensions internationales.[8]
« Le Royaume du Maroc est un acteur central et un pays d’ancrage pour toutes les questions continentales. »
Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, saluant le rôle du Maroc dans la défense des causes africaines.
À retenir / Décryptage
Ce qui se dessine dans les brèves de ce vendredi, c’est un même fil rouge : résilience par la structure. Numérisation des visas et de la monétique, montée en gamme des ports, grands barrages pour porter la capacité de stockage d’eau à près de 21 milliards de m³, encadrement des lotissements, réforme des huissiers de justice, dialogue social maintenu à l’agenda. Le gouvernement joue la stabilité des prix de l’énergie comme amortisseur social, pendant que la diplomatie déploie un triptyque Afrique–Atlantique–monde arabe (Initiative Atlantique, soutien aux pays arabes face aux agressions iraniennes, engagement en Centrafrique).
Pour un lecteur, ces signaux techniques peuvent sembler dispersés, mais ils racontent un récit cohérent : sécuriser les fondamentaux (eau, énergie, ports), attirer les capitaux, protéger le pouvoir d’achat et consolider la place du Maroc comme hub régional de transit, d’investissement et de diplomatie sécuritaire. Le vrai enjeu pour les mois à venir sera de voir si cette stratégie parvient à produire des effets visibles sur l’emploi, les inégalités territoriales et la confiance des ménages.
Outil / Lien utile
NAPS Dashboard – monétique unifiée ([Consonews]
La nouvelle plateforme de NAPS permet aux commerçants et e‑commerçants de suivre en temps réel tous leurs paiements (TPE, mobile, e‑commerce, liens) dans un seul espace, de gérer remboursements et litiges et d’automatiser une partie du rapprochement comptable, utile pour comprendre la digitalisation accélérée des paiements au Maroc.
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