👋 Bonjour l’ami du Maroc !
Temps de lecture : 6 minutes ☕
- 🌍 "Le secteur marocain de l'externalisation numérique affiche une santé robuste."
- Raison : Cela souligne la solidité et la croissance du secteur au Maroc.
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💰 "Avec 2,6 milliards de dollars d'exportations en outsourcing enregistrés en 2024."
Raison : Ce chiffre témoigne de l'importance économique de l'outsourcing pour le pays.
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📈 "Une dynamique portée à 77,7 % par deux segments dominants : l'ITO et le CRM."
Raison : Cela met en avant les secteurs clés qui stimulent la croissance.
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📊 "La contribution du secteur des services à l'économie nationale atteint désormais 52,7 % du PIB marocain."
Raison : Cela montre l'impact significatif du secteur des services sur l'économie globale du Maroc.
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🏆 "Le Maroc se classe 28e mondial et 2e en Afrique au KEARNEY Global Services Location Index 2023."
Raison : Ce classement illustre l'attractivité du Maroc pour l'externalisation au niveau international.
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🚀 "Le Royaume pointe au 57e rang mondial au Global Innovation Index 2025."
Raison : Cela indique une reconnaissance de l'innovation au Maroc, essentielle pour le développement du secteur.
La Grande Histoire
GITEX Africa Morocco 2026 vient de refermer ses portes à Marrakech et le message est clair : le Royaume veut assumer pleinement son statut de hub numérique de l’Afrique. La reconduction du Maroc à la tête du CAITA, les nouveaux partenariats avec l’UE, la Corée et le Gabon, et la place centrale donnée à l’IA ont donné au salon des allures de vitrine stratégique de la « Digital Morocco 2030 ».
Entre déploiement du premier réseau 5G privé industriel, alliance pour un cloud souverain et réflexion poussée sur la cybersécurité et le « Privacy by Design », l’écosystème marocain a surtout montré qu’il n’est plus seulement preneur de technologies, mais co‑producteur de normes, de solutions et de soft power digital africain.
Dans les Régions
Marrakech, scène principale du tournant numérique
La ville ocre s’installe comme capitale africaine de la tech, accueillant 50.000 participants et plus de 1.450 exposants de 130 pays autour de l’IA, de la fintech, de la cybersécurité, de l’agritech ou encore des smart cities. Au‑delà du salon, la signature d’une convention entre l’ADD et le CRI Marrakech‑Safi ancre cette dynamique dans le territoire, avec l’ambition de faire des régions de vraies plateformes d’investissement digital.
Oriental, laboratoire de la 5G industrielle
Le premier réseau 5G privé à usage industriel du Maroc sera déployé dans un site de 52 hectares dans la région de l’Oriental, en partenariat entre inwi et China Mobile International. Ce projet positionne l’Oriental comme terrain d’expérimentation de l’industrie 4.0, avec des applications IoT, de supervision et d’automatisation qui pourraient ensuite être répliquées dans d’autres zones industrielles du Royaume.
Éco & Business
5G privée, cloud souverain et IA responsable : le trio gagnant
Inwi rafle la mise côté télécoms avec le premier réseau 5G privé industriel, présenté comme un tournant stratégique pour la compétitivité industrielle et la montée en gamme des infrastructures numériques marocaines. En parallèle, PwC Maroc, Oracle et OneCloud ont annoncé un protocole d’accord pour accompagner les entreprises vers un cloud souverain intégrant dès la conception des exigences de cybersécurité et d’IA responsable, un signal fort pour les banques, assurances et services publics.
Fintech marocaine, ambitions globales
Au GITEX, le Morocco Fintech Center assume une ambition : placer le Maroc parmi les leaders mondiaux de la fintech, en capitalisant sur des partenariats avec Tamwilcom, la BCP, Bank of Africa et la mobilisation du capital africain par Attijariwafa Ventures. La logique est double : consolider Casablanca comme hub financier tech et faire de la réglementation, de l’inclusion et des paiements numériques un levier d’influence régionale.
Orange Maroc, architecte de la confiance numérique
Orange Maroc a profité du salon pour muscler sa posture de « précurseur technologique » africain, avec un focus assumé sur la souveraineté numérique, la cybersécurité et la connectivité critique. MicroSOC Shield, war room « Attack/Defend », réseaux mobiles privés pour opérations critiques, WiFi 7 et détection avancée des menaces via LiveBotTrap : l’opérateur se positionne comme partenaire privilégié des administrations, grands comptes et startups qui veulent combiner performance et maîtrise des données.
Culture & Société
Un CCM 2.0 pour un cinéma plus fluide
Une convention stratégique a été signée pour la transformation digitale du Centre cinématographique marocain (CCM), impliquant les ministères du Numérique, de la Culture et des Finances. L’objectif : moderniser le SI du CCM, dématérialiser les procédures (autorisations, tournages, subventions) et simplifier l’expérience des professionnels, en cohérence avec « Digital Morocco 2030 » et les ambitions d’attractivité du Maroc comme destination de tournage.
VelyVelo, la révolution discrète du dernier kilomètre
La startup VelyVelo, déjà présente en France, Espagne et Maroc, déploie un modèle de « mobility as a service » : location longue durée de véhicules verts, maintenance et plateforme technologique pour les livreurs et opérateurs logistiques. Elle remplace progressivement les scooters thermiques par des solutions électriques plus ergonomiques, réduisant les émissions tout en améliorant les conditions de travail et les coûts d’exploitation. Sa double distinction au GITEX (Top 3 Morocco 300 et Supernova Morocco High‑Flyer Award) confirme le potentiel africain du modèle.
Cybersécurité : du BIG mot aux big chantiers
Le DG de la DGSSI, le Général de Brigade Abdellah Boutrig, a rappelé que la cybersécurité n’est plus un simple enjeu technique mais un sujet de souveraineté, de stabilité et de développement économique, surtout dans un contexte de menaces transfrontalières. Le Maroc met en avant une approche globale mêlant cadre juridique, capacités opérationnelles, coopération régionale (vice‑présidence de l’ANCA) et formation, avec un appel explicite à densifier le tissu privé de cybersécurité et à combler le déficit de profils qualifiés.
En Bref
Hub IA africain : Marrakech prend la main
Omar Hilale a détaillé la feuille de route « IA Made in Morocco » pour faire du Royaume un pont et un catalyseur de la gouvernance mondiale de l’IA, alors que l’Afrique ne pèse que 2,5% du marché mondial et capte 1,5% des investissements, plaidant pour un multilatéralisme plus inclusif et une interopérabilité minimale des cadres réglementaires.
Maroc – UE : un dialogue numérique « historique »
En marge du salon, les responsables européens ont lancé avec Rabat un dialogue stratégique sur le numérique et l’IA, qualifiant le Maroc de « véritable hub d’innovation régional et partenaire stratégique de premier plan », avec en toile de fond les enjeux de régulation, de data et de chaînes de valeur industrielles partagées.
Maroc – Gabon : une IA très Sud‑Sud
Le protocole d’accord signé entre les ministères en charge du numérique au Maroc et au Gabon structure une coopération sur le digital et l’IA, incluant des programmes de renforcement des capacités et de développement des compétences gabonaises dans les métiers de l’innovation.
ADD – Korea‑Africa Foundation : pont Casablanca–Séoul
L’ADD et la Korea‑Africa Foundation ont signé un accord pour accélérer la transition numérique via soft‑landing de startups, accès au capital‑risque coréen et partage de bonnes pratiques, avec l’ambition d’ériger ce partenariat en modèle de coopération technologique Corée–Afrique.[1]
CAITA : le Maroc rempile à la présidence
Le Conseil Africain des Agences des Technologies de l’Information a renouvelé la présidence du Maroc, via l’ADD, confirmant la confiance placée dans le Royaume pour piloter la coordination des stratégies digitales africaines et porter des chantiers structurants comme les lignes directrices sur l’échange transfrontalier de données.
« Privacy by Design » : la CNDP en mode pédagogie
Un panel dédié a martelé que la protection des données personnelles doit être intégrée dès la conception des systèmes, non comme contrainte mais comme opportunité pour gagner la confiance des usagers, avec un rappel des exigences de la loi 09‑08 et du rôle d’accompagnement de la CNDP.
Diaspora numérique : enjeux de retour d’impact
La diaspora marocaine du digital a été mise en avant comme levier clé de transfert de compétences, d’investissements et de rayonnement international de l’écosystème technologique national, avec un fil rouge : faire du capital humain un avantage compétitif durable du pays.
Ce GITEX 2026 ressemble à un stress‑test réussi pour le storytelling numérique du Maroc : d’un côté, un discours politique assumé sur le Royaume comme hub africain de l’IA et de la cybersécurité ; de l’autre, des briques très concrètes – 5G privée, cloud souverain, conventions sectorielles, hackathons régionaux – qui donnent du corps à ce récit. Le vrai enjeu, désormais, sera de mesurer dans la durée l’« atterrissage » de ces annonces : emplois créés, startups scalées depuis Marrakech, standards africains réellement influencés par « IA Made in Morocco ». En attendant, pour un journaliste en ligne, GITEX Africa Morocco 2026 offre un terrain en or pour suivre la collision (ou la convergence) entre diplomatie numérique, souveraineté des données et réalité terrain des PME marocaines.
Reste bien informé et curieux 🔥
À demain,




