Divorce au Maroc : un phénomène précoce selon l’Enquête nationale famille 2025

Rédigé le 14/04/2026
L' Articlophile


L'article de Telquel.ma présente les résultats de l'Enquête nationale sur la famille 2025, révélant des insights significatifs sur le divorce au Maroc. Voici les points clés :

  1. Taux de divorce précoce : Le divorce au Maroc survient souvent dans les premières années de mariage, avec un taux de 26,8‰ pendant les deux premières années, bien supérieur à la moyenne nationale de 3,6‰. Cela souligne la fragilité des couples au début de leur union.

  2. Vulnérabilité matrimoniale : La phase initiale de la vie conjugale est marquée par des incompatibilités relationnelles, des difficultés économiques et des pressions familiales, ce qui peut précipiter les séparations.

  3. Durée moyenne avant divorce : La durée moyenne du mariage avant un divorce est de 9 ans, mais varie selon le milieu : 6,8 ans en milieu rural contre 9,8 ans en milieu urbain. Le divorce est plus fréquent dans les zones rurales, souvent en raison d'un mariage précoce et de tensions liées à la cohabitation avec la belle-famille.

  4. Rôle des enfants : La présence d'enfants joue un rôle stabilisateur dans le mariage. Les couples sans enfants se séparent en moyenne après 7,4 ans, tandis que ceux avec deux enfants ou plus peuvent rester ensemble jusqu'à 18,6 ans.

  5. Profil des divorcés : Les femmes divorcent plus souvent que les hommes (4,9‰ contre 2,4‰), en partie car les hommes se remarient plus rapidement. Le taux de divorce augmente avec le niveau d'instruction, les femmes instruites étant plus susceptibles de divorcer, ce qui pourrait être lié à leur autonomie économique et à leur connaissance des droits.

  6. Causes du divorce : Les désaccords domestiques sont les principales raisons de divorce (30,9%), suivis des difficultés économiques (12%) et des conflits avec la belle-famille (11,6%). Les femmes mentionnent plus souvent la violence et les tensions familiales.

  7. Conséquences post-divorce : Après un divorce, 58,6% des femmes obtiennent la garde exclusive des enfants, mais beaucoup font face à des défis financiers. La majorité estime que les pensions alimentaires sont insuffisantes. La solidarité familiale est cruciale, 73,9% des femmes divorcées vivant avec des proches.

L'enquête met en lumière la complexité et la gravité du phénomène du divorce au Maroc, touchant divers segments de la population et indiquant une prévalence particulièrement élevée dans les premières années de mariage.